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Le Bassin de Tindouf.
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1. Généralités. Le Bassin de Tindouf s'allonge W-E entre la Dorsale Réguibat au Sud et les chaînes atlasiques au Nord. Sa partie occidentale constitue le Zemmour noir qui est inclus dans les plis de direction subméridienne appartenant à la partie nord des Mauritanides. Si le Zemmour noir à l'Ouest et la partie qui au sud de Tindouf borde le Yetti, vers l'Est, ont donné lieu à des études stratigraphiques détaillées (Sougy, 1964 ; Gevin, 1958,1960), la zone intermédiaire qui dépend du Sahara sahraoui n'a que peu été parcourue du point de vue géologique (Jacquemond et al., 1969 ;Planchon, 1967). Aussi est-ce par l'interpolation que les cartes géologiques de cette région dressées. La carte du Nord-ouest de l'Afrique à 1/5 000 000 y fait débuter la série stratigraphique à l'Ordovicien, tandis que celle du Maroc à 1/1 000 000 y fait se terminer l'Ordovicien inférieur (Tremadoc, Arenig, Llandeilo) en biseau vers l'Est au niveau du Khreiz Lemgassen près de Aaglet Torchan, alors que l'Ordovicien supérieur (Caradoc, Asghill) est directement transgressif sur le socle depuis cette localité jusqu'au nord du Yetti vers l'Est. Deux observations permettent d'apporter quelques précisions ponctuelles : - la première au Khreiz Lemgassem (environ 10°44 W - 26°19N) à peu près à 10km au sud de Aaglet Torchan, là où des peintures rupestres sont conservées ; - la seconde dans l'Eglab Lunquel (environ 9°47W - 26 °30N), région parsemée de buttes témoins à quelques 10 ou 15 km à l'Est-Sud-est de l'Aaglet Achur. |
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2. Points de stratigraphie de la bordure sud. a) Khreiz Lengassem (environ 10°44W - 26°19N). Il s'agit d'un plateau étroit d'élongation N. 23, long d'une douzaine de km et large de 2 à 3. Sa face orientale domine la région aplanie de 20m environ. Elle se présente comme un tassili (une paracuesta) comprenant deux paliers. Le gradin inférieur, haut de 6 à 8m, est taillé dans un granite type Aïn Ben Tili. Le gradin supérieur est constitué par des grès blancs massifs, en bancs épais de 2 à 3m , transgressifs sur le granite. La puissance de la série affleurante est de l'ordre de 8 à 10m. Ces grès forment la surface du plateau, au moins en ce lieu. La structure est subtabulaire à l'échelle de l'affleurement. En réalité, existe un faible pendage de 1 à 2° vers le nord. Le grain du grès est fini. Le litage est horizontal en lits millimétriques. La prospection a été trop courte pour trouver des fossiles. C'est donc par référence à la litérature géologique que sa situation stratigraphique est tentée. Dans la coupe du tassili de Houmat el Ham du Zemmour noir, Sougy (1964,1975) a constaté l'absence de Cambrien et la transgression de l'Ordovicien (Cambrien supérieur, Trémadoc, Arenig) sur le socle protérozoïque. Cet Ordovicien comprend deux ensembles. - La partie inférieure, groupe de Houmat el Ham, est gréseuse et schisteuse. Elle contient une faune du Tremadoc et de l'Arenig inférieur. Elle est ravinée, parfois jusqu'au socle, par une paléosurface glaciaire correspondant à une lacune de l'Arenig supérieur, voire du Llanvirn. - La partie supérieure, groupe de Garat el Hamoueid, débute par une tillite, puis évolue vers des grès très massifs au sommet. La matrice de la tillite contient une faune de l'Ashghill supérieur, et les grès sommitaux, également à faune de l'Ashghill supérieur, sont surmontés par les argiles du Llandovery moyen. De plus, Sougy constate l'amincissement de l'Ordovicien vers l'Est où il se réduit aux grès sommitaux de la série de Garat el Hamoueid. En conséquence, les grès du Khreiz Lemgassen peuvent être rapportés, avec une bonne probabilité, aux grès sommitaux de la série de Garat el Hamoueid, c'est à dire datés de l'Asghill supérieur. Leur faciès semble correspondre à la fin de la transgression glacio-eustatique consécutive à la fonte de la calotte glaciaire qui recouvrait le Sahara alors situé au voisinage du pôle sud. Au point d'observation, en l'absence des dépôts siluriens, il n'est pas possible de se prononcer sur la signification précise des faciès gréseux qui dans le Zemmour présentent des stratifications entrecroisées attribuables à une faible épaisseur de la tranche d'eau et pouvant indiquer un faciès de comblement. |
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Collectif d'initiatives
pour la connaissance du Sahara Occidental - décembre 1998 ![]()
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