| A la rencontre d'une terre et de son peuple | |||
| Professeur Théodore Monod chef de mission. | |||
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A quelle tribu bédouine appartient ce voyageur ? De quel noble ancêtre tire-t-il ses silences plein de réserve ? De quels combats de l'esprit lui vient cette force de vivre ? Théodore Monod, respectable professeur du Muséum d'histoire naturelle, 93 ans, apparaît comme un personnage hors du temps, préservé des outrages par la quête de la connaissance qui l'habite depuis l'enfance. |
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| La religion protestante dans laquelle il a grandi ne suffit pas à expliquer la fermeté de ses engagements, la douce-amertume des ses réflexions, ce regard intérieur et cette curiosité ordonnée par la nature. En veste saharienne et chaussures, tout droit sortis d'un magasin de sports ou en manteau et escarpins de ville, Théodore Monod arpente le monde à la même allure. Coiffé d'un bonnet de laine sombre, il s'enfonce entre les dunes de sable brûlant, échappant à la surveillance de ses compagnons, réduits subitement au rang de parents inquiets. | |||
| Du même pas leste, en feutre, silhouette anonyme que seule une canne blanche distingue, il parcourt la distance qui relie sa maison de l'Ile Saint-Louis, au centre de "son" univers : le Muséum d'histoire naturelle. | ![]() |
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| Théodore Monod n'y voit plus ou plus guère. Mais cela n'a pas tant d'importance. Sa mémoire fabuleuse comble la puissance de sa vue. Ses autres sens ont appris à lui révéler le quotidien. Le cœur et l'esprit désormais, absorbent ce que ses yeux ne peuvent plus voir. | |||
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| Les saisons et les années de Théodore Monod s'étirent au gré des expéditions entre le Tibesti, au Tchad, et le Kordofan, au Soudan, entre Adrar et Warau, en Mauritanie. Pourquoi à son âge, arrêter de marcher dans les déserts africains ? Quand on vit au rythme de l'histoire de l'humanité les limites d'un homme ? | |||
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Collectif d'initiatives
pour la connaissance du Sahara Occidental - décembre 1998 ![]()
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