Théodore Monod plonge dans le silence, comme en apnée, yeux grands ouverts.

La voix reprend avec ce ton si particulier des vieux sages, nostalgiques et moqueurs : " Le Maroc joue le temps. L'organisation du référendum sur l'indépendance va prendre des années. Les grandes puissances sont en train de sacrifier sciemment les droits de l'hommes à la raison d'état".
Le professeur se lève d'un bond : " tant que mes pattes arrières fonctionnent, je voyagerai ".
Les voyages de Théodore Monod commencent au bout de la rue : sous les piliers du Pont Marie, dans la Seine, où se dissimulent ces " si jolies petites éponges d'eau douce, des êtres qui vivent sans système nerveux, mademoiselle ! "… Il est difficile d'abandonner une encyclopédie vivante.
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