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L'art rupestre au Sahara Occidental
est riche, tout comme dans le Sud Marocain ou dans l'ensemble des régions
sahariennes, jusque et y des régions sahariennes, jusque et y compris
dans la péninsule Arabique.
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Gravures et peintures abondent dans ce secteur du Sahara et elles correspondent aux différentes phases chronoculturelles définies dans le Sahara. Leur fragilité est grande, tant à cause des effets altéragènes du climat (contrairement aux idées reçues, le « sec » n'est pas particulièrement conservateur des surfaces rocheuses), qu'à cause de la présence humaine (ignorance, pillages archéoologiques, faits de guerre, vandalisme,') Autant certaines zones du Sahara ont bénéficié d'inventaires archéologiques quasi-exhaustifs, assortis de bonnes cartographies, notamment pour l'Art Rupestre, autant le Sahara Occidental manque encore d'un programme de fond destiné a rassembler d'une part ce qui est déjà connu, même très partiellement (inventaire et regroupement de la bibliographie internationale) et d'autre part à mobiliser un certain nombre de spécialistes pour coordonner et systématiser l'exploration de terrain, afin de connaître et de publier, par exemple sous l'égide d'instances internationales et supra-gouvernementales, un Inventaire Général et un Atlas raisonné de l'Art Rupestre. De cette façon, le patrimoine culturel de l'humanité du sub-continent Nord-Africain se verrait enrichi et utilement étudié. Cela permettrait en particulier de mieux comprendre l'origine des divers peuplement pré et protohistoriques du Sahara, les foyers apparition et d'extension géographique ou d'influences des différentes paléocultures, manifestées entre autre par l'art rupestre. |
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On sait en effet que l'Art Saharien s'inscrit dans un cadre chronologique fondé, dès 1932, par Théodore Monod, par la succession sur les rochers d'images d'animaux, d'abord sauvages, ensuite domestiqués. Ces animaux, véritables « fossiles directeurs » de la chronostratigraphie de l'art, permettent aussi de définir les principaux « étages culturels : |
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Le grand Buffle sauvage, caractéristique de l'étage Bubalin et correspondant au néolithique ancien, avec ses cultures de chasseurs ; on peut dater cet étage de 7000 à 8000 ans avant l'actuel ; Les boeufs, les vaches domestiqués qui caractérisent l'étage Bovidien du néolithique moyen où l'économie pastorale domine, sans exclure la chasse, vers 6500 à 5500 ans ; L'introduction du Cheval au Maghreb et au Sahara, d'abord attelé (les chars), puis monté (les cavaliers), marque le début des temps protohistorique et l'arrivée de nouvelles populations venant du Nord-Est (les paléoberbères ou libycoberbères).C'est l'étage Caballin (population équidiennes). |
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Cette phase pourrait débuter vers 3000 ans ; L'utilisation généralisée du Chameau (= le dromadaire) correspond à l'installation des conditions arides dans l'actuel Sahara. Débutant aux alentours de l'Ere Chrétienne, c'est la période historique Caballine. Ce canevas général, applicable au Sahara Occidental présente des variations locales, dans les représentations rupestres. Le concept de Parc Naturel (régional ou national) peut receler quelques ambiguïtés : « on protège ici ce qu'on détruit ailleurs ». Il apparaît cependant que la richesse du patrimoine rupestre du Sahara Occidental devrait permettre d'envisager la création, dans les secteurs à forte concentration de station rupestre, de zones protégées bénéficiant du statut juridique et administratif de Parc Naturel. Il importe, dès maintenant, de prendre des mesures conservatoires pour ce patrimoine archéologique inestimable. Parallèlement, des mesures préventives devraient être prises auprès des populations locales, de façon à rendre optimale la conservation du patrimoine. Cette prévention repose sur une pédagogie simple : apprendre à un enfant que son pays a été peuplé par des hommes, il y a très longtemps, qui ont laissé au sol et sur les rochers des traces fragiles de leur quotidien, de leurs religions, fait partie du Devoir de Mémoire des adultes d'aujourd'hui. |
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Apprendre à cet enfant à reconnaître
ces traces, à les respecter, à les considérer comme son héritage, sont
appartenance profonde, de son enracinement à sa culture, à ses valeurs,
à son pays. Et cela , même si l'archéologie préhistorique ne traduit
pas nécessairement la réalité moderne des valeurs de l'Islam.
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Au Sahara Occidental, comme partout
dans le monde, l'Education au Patrimoine doit figurer parmi les préoccupations
majeures des dirigeants politiques.
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Collectif d'initiatives
pour la connaissance du Sahara Occidental - décembre 1998 ![]()
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