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Les
atteintes aux Droits de l'Homme
perpétrées à l'encontre de la population Sahraouie au Sahara Occidental et au Maroc. |
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mai 2000 |
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| L'occupation marocaine
se traduit dans les territoires du Sahara Occidental, mais également au
Maroc, par une répression violente à l'encontre de la population Sahraouie.
Dans les années 1970, face aux exactions de l'armée et aux bombardements, plusieurs milliers de personnes ont dû fuir pour se réfugier au sud de l'Algérie dans la région de Tindouf. A l'heure actuelle, environ 165.000 d'entre elles vivent dans les campements de réfugiés dans des conditions extrêmement difficiles. Dès cette même période, des vagues d'arrestations allaient se succéder sans discontinuer jusqu'à ce jour, que ce soit dans les territoires pour lesquels doit avoir lieu le référendum d'autodétermination, ou que ce soit au Maroc tout particulièrement dans les régions de Tan-Tan et Tarfaya. |
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| Il est tout à fait légitime de dire qu'il n'existe pas de famille sahraouie qui n'ait été touchée, de près ou de loin, par la répression. | |||
| La
quasi-totalité des personnes arrêtées ne sont jamais jugées ni condamnées. Elles disparaissent. |
Malgré les recherches
entreprises, les interventions des Instances et des organisations internationales,
le Maroc n'avait jamais voulu reconnaître cet état de fait. Mais, lorsqu'en
juin 1991, 310 "disparus" sahraouis furent libérés de bagnes secrets tels
que ceux d'AGDZ, de SKOURA, de KALAAT M'GOUNA, d'EL AÏOUN, la Communauté
Internationale a bien dû se rendre à l'évidence. Ce pays n'était pas seulement un petit "paradis" où l'on pouvait passer d'agréables vacances ensoleillées, il était aussi celui de l'arbitraire le plus cynique où le régime n'hésitait pas à faire croupir dans "les jardins secrets de son monarque" et ce pendant des années, des femmes, des hommes de tous âges et de toutes conditions. Certains d'entre eux étaient détenus depuis 1976, plusieurs dizaines n'en sont jamais revenus. |
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| El Khadir DAOUD,
ex-disparu arrêté à Agadir en mars 1976 et libéré en juin 1991, indique
que parmi le groupe de 130 Sahraouis enfermés à AGDZ entre 1976 et 1980
et dont il faisait partie, 27 sont morts. Il fait état également des difficultés
d'établir une liste exhaustive des personnes disparues. Après sa libération, ayant pu consulter une liste des disparus Sahraouis établie en 1989 par l'Association des Familles des Disparus et Prisonniers Sahraouis (AFAPREDESA), il avait constaté que l'identité de 60 personnes incarcérées avec lui ne figurait pas sur cette liste. |
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| On pouvait penser
qu'après ces libérations, le régime marocain allait faire "amende honorable".
Qu'en est-il dans la réalité ? |
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| Les autres sont dans une prison
sans barreau, en résidence surveillée, n'ayant touché à ce jour aucune
indemnité, n'ayant bénéficié d'aucun suivi médical après ces longues années
d'enfer. Ceux qui avaient une profession n'ont pu retrouver leur emploi, et les familles qui ont su qu'un des leurs y avait laissé la vie n'ont jamais pu obtenir d'attestation officielle de décès. |
Sur les 310 Sahraouis libérés, seule une petite dizaine a pu quitter le Maroc clandestinement. | ||
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Qui
plus est, ce phénomène est toujours d'actualité.
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| Une liste établie
en 1993 par l'Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis
(AFAPREDESA) fait état de 526 personnes portées disparues et ce jusqu'à
aujourd'hui. Les centres de AGDZ, SKOURA, KALAAT M'GOUNA, EL AÏOUN sont-ils
toujours utilisés ? Il est difficile de se prononcer. Selon le témoignage d'El khadir DAOUD, ex-disparu libéré en juin 1991, seraient restées à KALAAT M'GOUNA cinq personnes - deux sourds et muets et trois autres personnes de nationalité différente (1 libanais, 1 libyen, 1 tunisien ou marocain né en Tunisie) -. Il semblerait qu'à EL AÏOUN des personnes soient détenues au centre des Compagnies Mobiles d'Intervention. |
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Collectif d'initiatives
pour la connaissance du Sahara Occidental - mai 2000 ![]()
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