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LES
ASSASSINATS
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| On peut aussi encore mourir sous la torture : | C'est le cas d'ABDENBI, décédé au commissariat de EL AÏOUN en juillet 1995. | ||||
| En novembre 1995,
l'AFAPREDESA révélait l'assassinat d'un ex-disparu de KALAAT M'GOUNA,
Mohamed El Bachir Moulay Ahmed (Leili). Le corps du jeune homme a été
retrouvé le 29 octobre 1995, près d'une caserne militaire sur la plage
de LAAYOUNE. Selon les témoins sur place, Mohamed El Bachir Moulay Ahmed
était sorti de chez lui l'après-midi du 25 octobre. Ne le voyant pas revenir sa famille entreprit des recherches dès le lendemain auprès des autorités marocaines (commissariats de police, gendarmerie...), fit le tour des hôpitaux, des dispensaires et des amis, en vain... Le jeune homme aurait été enlevé dans la nuit du 25 octobre 1995 par des "personnes habillées en civil". |
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| Il faut rappeler que Mohamed El Bachir Moulay Ahmed avait été arrêté en 1984 par la DST marocaine et porté disparu. Il était en fait incarcéré au bagne de KALAAT M'GOUNA, d'où il réapparaîtra en juin 1991. | |||||
| Dix-sept autres membres de sa famille dont son père, sa mère, sa sœur, ses frères... avaient été également arrêtés au début de 1976. Son père, Moulay Ahmed est décédé le jour même de sa libération le 22 juin 1991. Les membres de la famille qui ont été libérés sont soumis à résidence surveillée. | |||||
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En janvier 1998
Sid Ahmed Mustapha Alloua (Cheir),décédait dans des circonstances peu
claires lors d'une hospitalisation. Ces informations sont hélas non-exhaustives. |
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| On
peut dire qu'en ce qui concerne les Sahraouis, les " condamnations officielles
se comptent sur les doigts ". |
Il y a celle de
Mohamed Daddache, condamné à mort en 1979 (sa peine fut commuée à la réclusion
à perpétuité en 1994), pour "tentative de fuite avec l'intention de rejoindre
l'ennemi" et incarcéré à la prison civile de Kénitra. Malgré la commutation de sa peine il est toujours détenu dans le quartier des condamnés à mort. Lors de son arrestation, il subit une fracture de la clavicule qui ne fut jamais soignée. |
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| Il y a celles
de Salek Bazid, de Mohamed Beno, de Barikallah Elbar, d'Ali El Gharabi,
de Keltoum El Ouanat, de Brahim Jouda condamnés en 1993 par un tribunal
militaire à 20 ans de prison pour atteinte à la sécurité de l'Etat, après
avoir participé à une manifestation pacifique en octobre 1992 à SMARA
et incarcérés à Agadir dans la prison militaire de Ben Sergaou. Ces personnes ont été adoptées en mars 1996 par AMNESTY INTERNATIONAL comme prisonniers de conscience. Devant la mobilisation des organisations de défense des droits de l'homme, elles ont été libérées. |
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| Il y a celles de Nissan Murabih, de Baba Larbi, de Lakahal Abdelhay, de Rahou Mahfoud, de M'Barki Ahmed, de Bechraoui Nabat, de Saidi Mohamed, de Bouh Shikhatou qui ont été condamnés le 21 juin 1995 à des peines de 15 à 20 ans de prison par un tribunal militaire de Rabat, pour avoir pris part aux manifestations pacifiques à EL AÏOUN en mai 1995. Suite aux pressions internationales, aux interventions, Hassan II les a graciés, et leur peine a été commuée à une année d'emprisonnement. | |||||
| Lors
de manifestation en février 1998 A LEMSEYED (Sahara Occidental), , plusieurs
centaines de personnes furent arrêtées par les autorités marocaines d'occupation.
14 furent condamnées à 3 mois d'incarcération 8 furent condamnées à 2 ans ½ de prison. |
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| Le 21 mai 1998, Mohamed Najjem Cheiker fût agressé par des personnes non identifiées. Lors de cette agression son pied gauche et son bras droit furent fracturés et il dût être amputé du pied droit. Mohamed Najem avait fait l'objet de plusieurs arrestations depuis 1976. | |||||
| Le 9 juin 1998, huit jeunes furent arrêtés à Techla. Sept furent libérés le 22 juin de la même année et un a été incarcéré à Rabat, condamné à 4 mois de prison. | |||||
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Septembre
1999 : les événements d'El AÏOUN
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| A la suite des événements sanglants qui se ont eu lieu à El Aïoun en septembre 1999 et dont plusieurs organes de presse se sont fait l'écho, plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées. Sous la pression des familles certaines ont été libérées mais d'autres sont toujours déténues. | |||||
| Enlevés le 6 décembre 1999, Brahim LAGHZAL (Brahim Ould Baba) Cheikh KHAYA (Cheikh Abdelaziz Ould Abdallah Ould Ali), Laarbi MASSOUDI (Laärbi Ould Saïd Ould Boujemaa) sont incarcérés à la prison d'INEZGANE près d'Agadir en attente de leur jugement. Ils ont poursuivi une grève de la faim pendant 17 jours. Selon des sources proches des familles l'instruction de leur dossier doit se poursuivre jusqu'au 17 juin 2000. Leur santé se détériore. Ils doivent être jugés pour appartenance au Polisario, atteinte à la sécurité de l'Etat. | |||||
| Depuis
début février 2000, les étudiants Sahraouis à Rabat, Casablanca, Agadir,
et Marrakech organisent diverses manifestations pour protester contre
la répression qui s'exerce à l'encontre de la population sahraouie tant
dans les territoires occupés du Sahara Occidental qu'au Maroc. Le 1er mars 2000, selon le quotidien espagnol " El Païs ", les lycéens de Smara très vite rejoints par la population, envahissaient pendant près de dix heures les rues de cette ville pour réclamer la libération des détenus arrêtés suite aux événements de septembre à El Aïoun. Des heurts violents avec les forces d'occupation marocaines ont eu lieu. Un fourgon de police a été incendié et plusieurs bâtiments de l'administration marocaine ont été attaqués. 56 personnes, dont 27 femmes ont été blessées. Des militaires en provenance du Maroc sont venus renforcer les forces d'intervention déjà présentes sur place pour mettre fin à ces manifestations. Depuis, les véhicules de l'armée dotés de hauts parleurs sillonnent la ville appelant la population à rester chez elle toute lumière éteinte sous peine d'arrestation. Toujours selon le même journal, dès le 3 mars des renforts militaires étaient dépêchés à El Aïoun. Malgré ces précautions le 4 mars à 17 heures plusieurs dizaines de lycéens manifestaient sur la route qui conduit à Smara en soutien aux événements qui avaient eu lieu quatre jours plus tôt dans cette ville. Plusieurs centaines de personnes de tout âge et de toute condition parmi lesquelles beaucoup de femmes et d'enfants rejoignaient les manifestants, brandissant le drapeau de la RASD, et lançant des slogans contre l'occupation marocaine. Après avoir manifesté à travers les rues principales de la ville, réclamant la libération des prisonniers, le cortège rejoignait la place " Edchera " où est édifié le luxueux hôtel " la marche verte ". Selon " El Païs " un camion marocain a été incendié et une voiture de police renversée. Le quotidien précise que cette manifestation a été violemment réprimée par la police et l'armée marocaine et que des dizaines de personnes ont été arrêtées. |
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Collectif d'initiatives
pour la connaissance du Sahara Occidental - mai 2000 ![]()
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