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Le 5 avril 2000, Boussoula Hassena Moh - Haidan Ali Salem Ben Ahmed - Bailla Mahfoud Sid-Ahmed - Tounsi Bachir Brahim Mahjoubet et gazouani Saleh Ben Brahim, arrêtés début mars à El Aïoun, étaient condamnés à des peines allant de cinq à dix ans de prison pour trahison et incitation à la rébellion. Ils sont incarcérés à la prison d'El Aïoun. Tout récemment le 8 mai 2000 Saïd Moulay EL Abd a été arrêté par des unités de l'armée marocaine et incarcéré à la base militaire de Smara. On ne connaît pas les charges retenues à son encontre, toute visite est interdite. |
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| Au Maroc, la censure s'abat également sur des journalistes ayant traité de la question du Sahara Occidental. | |||||||
| Le quotidien " DEMAIN " par des moyens contournés, est interdit de fait de publication. Voici le commentaire de son Directeur de publication Monsieur Ali Lmrabet : | |||||||
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| " L'histoire se répète. Après la parution du N°3 de cette revue, où il y avait un important dossier sur le Sahara et le Polisario, le pouvoir a fait encore des siennes pour obliger la majorité des actionnaires à vendre leurs parts à un actionnaire minoritaire proche du Palais Royal, Monsieur Abdenasser Bouazza ou plutôt son homme de paille, ou encore plutôt sa femme de paille, Madame Samira Aboulbaqaa. Cette dernière refuse de signer l'ordre de virement du transfert de devises pour l'impression du magazine en Espagne. Elle et son patron exigent que la ligne éditoriale soit modifiée de fond en comble…. S'il faut mourir, mourront dignement. Le N°4 de DEMAIN ne paraîtra surement jamais. Mais, il n'est pas question pour nous de renier nos engagements avec nos lecteurs et nos principes. Le combat pour la liberté d'expression au Maroc continue - Ali Lmrabet ". | |||||||
| Cette censure s'en prend ensuite aux hebdomadaires " Assahifa " et " Le Journal ". Cette dernière revue avait eu l'audace d'aborder la problématique du Sahara Occidental. Son numéro 118 a été interdit de publication au Maroc. Pour contourner le censure, " COURRIER INTERNATIONAL " a diffusé l'intégralité de ce dossier sur son site internet. | |||||||
| Le Ministre de la Communication Monsieur Larbi MESSARI, s'en prend quant à lui à plusieurs responsables de la 2ème chaîne nationale marocaine (2M) qui avaient osé montrer la " une " du quotidien " Le Journal " lors du journal télévisé. | |||||||
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Messieurs Larbi Belarbi, Directeur général, Mustapha Mellok, Directeur des programmes et Mohamed Mamad, Rédacteur en chef, ont été remerciés pour " faute professionnelle caractérisée à l'antenne ". Quant à Mustapha Alaoui, Directeur de la publication " Al Ousboue " pour avoir dénoncé des faits de corruptions attribués à Monsieur Benaïssa - Ministre des Affaires Etrangères, il a été condamné à trois mois de prison ferme et à une amende de 20.000 Dirhams. Il est interdit d'exercer sa profession pour une période de trois ans. |
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Collectif d'initiatives
pour la connaissance du Sahara Occidental - mai 2000 ![]()
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