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Les ressources économiques |
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| La pêche | ||||
| Il y avait une ressource du Sahara occidental dont les Espagnols des Canaries tiraient parti depuis plus de quatre siècles et demi : le poisson de la côte saharienne, qui prolonge le plateau continental sénégalo-mauritanien, lequel est réputé être un des plus riches du monde en ressources halieutiques. | ||||
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| Les principales espèces de poisson pêchées dans les eaux du Sahara occidental par les bateaux de pêche des Iles Canaries étaient la sardine (environ 90.000 tonnes par an et la pieuvre et le calmar (70.000 tonnes par an) -, on pêchait aussi du thon, du homard, des anchois, de la morue et du rouget. Mais les habitants du Sahara occidental ne profitaient pas de cette énorme industrie implantée sur leur côte. De petites usines de traitement du poisson avaient été installées à Villa Cisneros et La Guëra dès le début de la colonisation espagnole, mais cette industrie demeura très primitive jusqu'à la fin de la Seconde guerre mondiale, et même en 1949, 657 tonnes de poisson seulement furent débarquées dans le territoire | ||||
| Le pétrole | ||||
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Pendant ce temps, dans les années 1960, les compagnies pétrolières internationales avaient jeté leur dévolu sur le Sahara pour y trouver mieux que le poisson. En 1956, on avait découvert le plus grand gisement de pétrole du Sahara algérien, Hassi Messaoud, et au Sahara espagnol, les structures géologiques semblaient elles aussi prometteuses. On s'intéressa en particulier à deux grands bassins sédimentaires, l'un s'étendant du nord au sud le long de la côte, l'autre à cheval sur la frontière avec le Sud marocain, d'ouest en est, de l'Atlantique à la Hammada. Mais il avait fallu attendre que l'Espagne assouplisse ses lois protectionnistes sur les investissements pour commencer l'exploration dans ces régions. |
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| Les recherches pétrolières au Sahara occidental furent très largement reflétées par les travaux de prospection effectués plus au nord dans les mêmes bassins sédimentaires, mais de l'autre côté de la frontière de la province de Tarfaya qui faisait jadis partie du Maroc méridional espagnol et fut rendue au gouvernement de Rabat après l'accord de Cintra signé en avril 1958. Là, la compagnie italienne E.N.I. obtint des droits de prospection sur 30 000 km2 en mer et ONSHORE, le 26 juillet 1958, deux jours après la publication du premier code pétrolier marocain. La E.N.I. réalisa des études géologiques et géophysiques et en 1960, elle creusa son premier puits onshore, à Oum Doul. Ensuite, la compagnie italienne se tourna vers la prospection offshore et commença à forer en 1961 dans l'embouchure de la rivière Chebeika, à environ 70 kilomètres au nord de la frontière du Sahara occidental. | ||||
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La E.N.I. abandonna brusquement en 1963, mais deux ans plus tard, Esso se vit accorder des droits de prospection offshore dans la région de Tarfaya et en 1968, elle commença à forer. Abraham Serfaty, ancien fonctionnaire de la Direction marocaine des Mines et de la Géologie avait déclaré, en visitant les installations d'Esso dans cette région en 1969, avoir découvert que les forages effectués peu avant par la E.N.I., dont les découvertes avaient été tenues secrètes, s'étaient révélés positifs et que les essais de forage réalisés ensuite par Esso en 1968, avaient mis à jour la présence d'une vaste zone pétrolifère s'étendant le long de la côte au sud de Tarfaya. En mars 1972, Esso aurait trouvé encore du pétrole, sur son huitième puits au large de Tarfaya, à 4 kilomètres au sud-ouest du second puits. Mais Esso abandonna également ses concessions. Le pétrole était, paraît-il, très lourd et sulfureux, et en 1968-72, un tel pétrole n'aurait sans doute pas été d'une grande rentabilité commerciale. |
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Collectif d'initiatives
pour la connaissance du Sahara Occidental - octobre 1999 ![]()
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