Les Enfants du Polisario de Djamila Olivesi édition des femmes
 

Les femmes prennent en charge toute la communauté.

Et des écoles de la révolution couvrent les campements de misère. (…)

Nos parents, nos amis, sont frappés, torturés. Quiconque n'a pas les doigts décorés de henné est aussitôt emprisonné. Quiconque ne sourit pas quand passent les blindés est attaché aux pylônes de l'électricité.

(…)

   

Mais c'est le bruit soudain. l'horreur. le vacarme. des avions crachent le napalm. Tifariti est calciné.

En gémissant, nous ramassons nos morts et soignons les blessés. Le lendemain, alors que les nouvelles commencent à circuler, C'est Erni qu'ils bombardent.

Les femmes et les vieillards brûlent sous le napalm. Les enfants agonisent de peur. La mort fait naître sur les pierres le souvenir d'un autre grand carnage.

(…) dans les camps de l'attente, au cœur des régions encerclées, les gens attendent de pouvoir nous rejoindre.

Les véhicules sont tous au front. Et nos troupeaux on été assassinés, nous avons toujours peur de revoir les avions.

   

D'ailleurs, dès que le ciel est clair, nous l'observons à tour de rôle. Gare à celui qui est distrait.

Les enfants accomplissent très bien cette mission. Leur regard est aigu. (…)

a terre sahraouie n'est qu'un ballet de mort. Où se cache donc notre paix de nomades ?

nos périples ont le goût acide de l'exil et la sérénité se parfume de sang.

Les vieillards pleurent l'attente de la mort. Les enfants chantent le prochain retour.

retour    
suite

Collectif d'initiatives pour la connaissance du Sahara Occidental - décembre 1998 contactez nous !un peu d'aide !l'équipe !