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Théodore Monod n'est plus. La SFO perd un ami proche et un soutien actif à ses propositions. Savant remarquable par l'étendue de ses connaissances et sa manière d'aborder les problèmes, Théodore Monod avait été nommé assistant au Muséum dès 1922 avant d'y être nommé professeur en 1943. Il aconsacré toute son existence à l'étude de l'Afrique saharienne et créa en 1938, l'institut français d'Afrique Noire(IFAN) Théodore Monod n'était pourtant pas uniquement préoccupé de sciences, comme en témoigne son attitude pendant la guerre, alors qu'il était en Afrique: il fut à Dakar un des représentants de la France Libre et refusa de prêter serment à Vichy, ce qui lui valut d'être interdit d'antenne à radio-Dakar. Après la guerre, il continua ses engagements en faveur de la Paix et de la lutte anticolonialiste. Faut-il rappeler qu'il fut l'un des signataires du Manifeste des 121 en 1960, qu'il, avec Jean Rostand, l'un des fondateursdu Mouvement contre l'arme atomique , en 1966 , et l'un des organisateurs de la marche pacifique qui conduisit les manifestants jusqu'au PC de Taverny? Au cours de ses multiples missions et voyages dans la partie occidentale du Sahara, Théodore Monod avait été très impressionné par la dignité et le courage du peuple sahraoui. Il pensait que seul un référndum d'autodétermination pouvait permettre de répondre aux problèmes posés dans cette région du monde et d'affirmer le droit de tous à la liberté et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Il accepta donc de faire partie du comité d'honneur qui présida à la fondation de la SFO et de soutenir à ce titre , le Manifeste le référendum au Sahara Occidental doit avoir lieu paru dans Le Monde, le 6 Décembre 1998. Il accepta aussi de venir en toute simplicité, rencontrer les membres du Comité de Pilotage le 17 février 1999 pour redire son attachement au processus référendaire , au Plan de paix et aux décisions des Nations Unies. Paris le 23 Novembre 2000 |
Collectif d'initiatives
pour la connaissance du Sahara Occidental - novembre 2000 ![]()
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