ASSOCIATION
DES AMIS DE LA REPUBLIQUE ARABE SAHRAOUIE DEMOCRATIQUE
COMITE DES DROITS DE L'HOMME
COMMUNIQUE
Jugement
des étudiants Sahraouis arrêtés les 17 et 18 mai 2000 à Marrakech
et Rabat
- ROMPRE LE MUR DU
SILENCE QUI ENTOURE LA RÉPRESSION CONTRE LES SAHRAOIUS C'EST PROTEGER
CETTE POPULATION -
Selon les dernières
informations qui viennent de nous parvenir, certains étudiants arrêtés
à Marrakech et Rabat devraient être présentés au Tribunal le lundi
22 mai pour ceux de Marrakech et le mardi 23 mai 2000 pour ceux de
Rabat.
Groupe de Marrakech :
Chakoary Omar, Elballal Salma (Bailal Salama), Bardellail Elhoussain
(Lahoucine Bard Elail); Joumaa Yahdih (Jamaa Mohamed yahdih), Belhaj
Mustapha (Boul l'haj Mostafa), Errajaa Brahim, (Brahim Errajaa) El
bakri Abdessalam, Wahbi Mohamed, Bouguanna Mouloud, Bouguanna Abdellah,
Kazhar Mohamed Fadel.
La date du jugement pour la liste suivante n'a pas été encore communiquée
El Ghaout Azzeddine - Mohamed El Mostafa - Delhaj - Mohamed Fadel
Karin'bah - Baihisid Ahmed - Bouitna Bdallah - Mahmoudi Mohamed Salem.
Groupe de Rabat :
Aobba Essalek (Aaouba Moulay Essalek), Hammou Baba Manssour, Boutomit
Boujmaa (Boutoumit Boujema), Essabti Mohamed Ali (ex-détenu) (Essabti
Mohamed Ali), Hadari (Haidara Fdaili ?), Massali (Mossali Mohamed
?) Ettaib Mohmed Fadel (Mohamed Fadel Attayeb), El Haissan Abbih,
Khomaini Ahmed (El Khomini Ahmed)
La date du jugement pour la liste suivante n'a pas été encore communiquée
Adnane Brahim - Mansour Ahmed - Lahoussine Labaihi - Hmou Abba - Moulay
Ettarouzi - Essaad Ezzine - Labaihi - Lahmiditi surnommé (el kaouaw),
Les 19 et 20 mai, les forces de police ont continué les arrestations.
Des patrouillent circuleraient à Marrakech et à Rabat à la recherche
des étudiants sahraouis. Ils sembleraient également que les routes
d'accès conduisant à Agadir et plus au sud, seraient étroitement surveillées
par la mise en place de barrages de police.
Le Comité des Droits de l'Homme de l'Association des Amis de la République
Arabe Sahraouie Démocratique réitère son appel auprès de l'Organisation
des Nations Unies, du Parlement Européen, des organisations de défenses
des Droits de l'Homme, des journalistes de la presse écrite et des
chaînes de télévisions, afin de mettre tout en œuvre pour rompre le
silence qui pèse sur la répression à l'encontre de la population Sahraouie
et exiger la libération des personnes détenues.
L'exemple du soutien apporté à Monsieur Ben-Brik illustre qu'il est
possible de faire reculer l'arbitraire. Aujourd'hui, les Sahraouis
lancent un nouvel appel. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions
pas.
Elisabeth
Muller
contact
sur les droits de l'homme.