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Paris, le 9 avril 1999 communiqué Selon une dépêche de l'AFP reprise dans le journal Le Monde en date du 9 avril 1999, le roi Hassan II a fait annoncer mercredi 7 avril 1999 par l'intermédiaire du Conseil consultatif des droits de l'homme (CCDH) qu'il acceptait l'indemnisation - avant trois mois - d'une grande partie des familles des 112 personnes officiellement portées disparues au Maroc dans les années 1960 et 1979. Le représentant en Europe de l'Association des Familles de prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) rappelle qu'à ce jour et selon une liste non-exhaustive établie en 1993 par l'AFAPREDESA, 526 civils sahraouis sont toujours portés disparus, que l'identité de ces personnes a été communiquée par l'AFAPREDESA à l'ensemble des organisations et associations de défense des droits de l'homme, des partis et des instances politiques, tant au Maroc qu'en Europe et auprès des instances internationales. Il rappelle également qu'aucune des identités des 310 ex-disparus sahraouis libérés en juin 1991 n'ont été portées sur la liste établie par le Conseil consultatif des droits de l'homme marocain en octobre 98 pas plus que celles des 57 de leurs compagnons de captivité décédés dans les bagnes clandestins "jardins secrets" d'Hassan II. Il lance un cri d'alarme sur le sort d'une dizaine d'hommes regroupant des ex-disparus sahraouis et qui, au nom des victimes sahraouis de la disparition forcée au Maroc, occupent et vivotent depuis près de sept mois dans un mauvais hôtel de Rabat, refusant d'être rayés de la carte, et s'acharnant à faire connaître et triompher la vérité sur la situation de l'ensemble des ex-disparus sahraouis. Il s'interroge sur le crédit qui peut être donné à la volonté affichée par le roi du Maroc et par l'ensemble de la classe politique marocaine de clore définitivement les pages noires de la répression entachant l'histoire de ce pays. Cette assertion ne pourra être crédible tant que la question des disparus, y compris celle des disparus sahraouis, ne sera réglée dans son ensemble et que les responsables de ces crimes ne soient jugés. Elle ne pourra être crédible que lorsque l'ensemble des prisonniers politiques au Maroc seront effectivement libérés, y compris Mohamed Daddache, sahraoui condamné à mort en 1979 (sa peine fut commuée à la réclusion à perpétuité en 1994), et toujours incarcéré à la prison centrale de Kénitra. El Khadir DAOUD Représentant de l'AFAPREDSA en Europe
Bureau de l'AFAPREDESA pour l'Europe - 9, rue Philibert Lucot - 75013 Paris - Tel/Fax : (33) 01 45 85 19 79 |
Collectif d'initiatives
pour la connaissance du Sahara Occidental - décembre 1998 ![]()
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